Compagnie Corps A Corps

Création 2019 - Zones D'Ombres

     Zones d'ombres

       Création 2019 de la Cie Corps à Corps     

Pièce pour 4 danseurs 

 - 55 minutes -

Après sa première pièce chorégraphique « AffeKt » sur la question de la place des sentiments dans notre société en pleine évolution , Alexia DURY s’interroge désormais sur la construction de l’être à travers l’utilisation et la manipulation de la lumière . Cette deuxième pièce intitulé « Zone d’ombres » s’inscrit commune continuité dans le travail  de la compagnie.  

 

" Passionnée d’art , j’ai été intrigué par l’obsession qu’avaient les artistes photographes à capter la lumière sur leurs modèles. C’est comme s’ils devaient dompter la lumière pour fair jaillir l’image qu’ils souhaitent laisser passer à travers leur objectifs. Ils jouent avec l’ombre et la lumière pour sublimer le mouvement, pour sublimer les corps. Ils transforment les corps en silhouettes anonymes , en ombres menaçantes. Ombres et lumière se côtoient pour créer une atmosphère, sorte de scènes  théâtrales tamisées. 

L’ombre est intimement liée à la lumière. Ensemble, elles révèlent et cachent mutuellement une partie de l’être . Elles modulent les formes , elles modifient leurs contours qui confèrent un mystère à un corps difficile à identifier. Ce face à face perpétuel crée un contraste sur le corps comme si nous étions construit à la fois de lumière et de zones d’ombres. Ces zones d’ombres s’accentuent ou diminuent au fil de la pièce pour permettre de percevoir la dualité de l’être . 

La lumière dessine également les ombres au sol , sur les murs. Cette ombre devient alors un autre soi , celle qui nous suit et reste à nos cotés comme un double mystique et indissociable de nous-même. 

Je souhaitais alors explorer cette ambivalence et permettre au spectateur de se questionner sur la part qu’occupe l’ombre en chacun de nous. Associée au dédoublement de personnalité , au bien et au mal, à la fragilité et à la force , elle nous apporte une nouvelle perception de ce que nous sommes. "

 

      Au fil de la pièce,  les danseurs découvrent leur zones d’ombres. Ils vont tenter de dompter ce double qui     les poursuit et s’interroger sur cette cohabitation. 

« L’ombre n’est pas une autre personne , on la côtoie, on la cherche , on l’évite , on la torture, on l’oppresse pour mieux l’oublier . On peut aussi la laisser prédominer et voir la place qu’elle peut occuper en nous. »

Comme dans « L’étrange cas du Dr Jekyll et de Mr Hyde » dans lequel le docteur Jekyll, un philanthrope obsédé par sa double personnalité, met au point une drogue pour séparer son bon côté de son mauvais, les danseurs vont découvrir cette dualité en eux et vont mettre en lumière ce contraste. Tiraillés par cette ombre qui les accompagne, ils vont tour à tour se découvrir et explorer la limite entre ces deux mondes et passer de l’ombre à la lumière. A la différence du roman où le Dr Jekyll cède sa place à Mr Hyde , les danseurs vont devoir moduler et s’adapter à cette ombre pour lui laisser sa place qui lui est propre. Ils vont parfois explorer les zones d’ombres des autres pour apprendre à mieux les connaitre. 

Certains pourront y voir le thème du dédoublement de la personnalité, le syndrome schizophrénique ou le syndrome de personnalités multiples ou tout simplement la dissociation entre le bien et le mal… Nous tenterons simplement de révéler cette complémentarité intérieure …Nous explorerons les limites entre ces deux univers et nous verrons comment les danseurs pourront ré​agir face à cette découverte . 

Tantôt exaltés par un flux de lumière intense et vif, les danseurs flirteront aussi avec le voile tamisé du double et devront s’adapter en permanence à cette variation luminescente.

 

 

Light and shadow

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